Les camions à hydrogène ne sont pas encore une réalité, mais ils se tiendront bientôt aux côtés des camions électriques et des camions au GNL. En effet, l’hydrogène ne produit pas non plus de CO2. Un objectif que vous partagez avec nous. Mais comment fonctionnent les camions à hydrogène exactement ? Et en quoi l’hydrogène est-il adapté au transport lourd écologique ?
L’utilisation d’hydrogène écologique au lieu de carburants fossiles s’inscrit dans notre volonté de rendre le transport lourd neutre en CO2 à l’aide d’un mélange de techniques et de carburants.
L’hydrogène est utilisé comme carburant depuis longtemps. Dans le domaine spatial, par exemple, c’est une formule éprouvée qui permet de générer beaucoup d’énergie pour lutter contre la gravité.
Le camion à hydrogène fonctionne sur le même principe : l’eau est séparée en hydrogène et en oxygène par électrolyse. Dans une pile à combustible, ces deux substances se recombinent et provoquent une réaction chimique. C’est cette réaction qui fournit de l’énergie au moteur électrique.
Le camion en hydrogène ne produit que deux choses : de la vapeur d’eau et de l’air chaud. Mais il faut également tenir compte de la production : l’hydrogène vert produit à partir d’énergies renouvelables est 100 % neutre en CO2. La production de l’« hydrogène gris » implique, elle, encore des sources fossiles. Vous recherchez une conduite sans émissions ? Optez pour la variante verte.
Un camion à hydrogène a besoin de batteries supplémentaires pour générer une puissance de pointe en terrain vallonné. Ces batteries ne doivent en principe pas être rechargées, car elles utilisent l’énergie du freinage régénératif. Si cette énergie ne suffit pas, il est bien sûr possible de recharger la batterie ponctuellement.
Le chiffre est en hausse : dans la région anversoise et à Bruxelles, les stations à hydrogène sont bien représentées. Leur nombre croît également rapidement dans le Limbourg, en Flandre orientale et en Flandre occidentale. On en trouve toutefois plus aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. Mais le principe est le même comme pour toute nouvelle technologie alternative : plus il y aura de camions à hydrogène, plus il y aura de stations à hydrogène.
L’hydrogène est légèrement plus inflammable que le gaz naturel, par exemple, mais il reste totalement sûr. Les réservoirs à hydrogène sont robustes. Et si de l’hydrogène venait malgré tout à s’échapper, le gaz se dissipe très rapidement.
Un réservoir plein offre une autonomie de 800 km, ce qui est plus qu’un camion électrique. Le camion à hydrogène convient donc pour le transport lourd international. De plus, une pile à combustible est plus légère qu’une batterie. Cela vous permet donc d’avoir une charge plus importante qu’avec un camion à hydrogène. De plus, les constructeurs travaillent activement au développement de réservoirs à hydrogène plus légers, avec une densité énergétique plus élevée, afin de vous offrir une charge utile supérieure dans un futur proche.
Le problème se situe à la pompe. En effet, nous avons affaire à un vrai scénario de la poule et de l’œuf. La production d’hydrogène peine-t-elle à démarrer parce qu’il n’y a pas assez de camions à hydrogène en circulation, ou est-ce l’inverse ? C’est précisément pour cela que, chez Volvo Trucks, nous considérons l’hydrogène comme un carburant d’avenir. Il reste encore du travail pour rivaliser avec les camions électriques, mais nous y arriverons.